Bodysurf philosophie

 

Gibus de Soultrait, surfeur, journaliste, écrivain, la philosophie du bodysurf, c’est ça :


« C’est simple, tu es à poil sur un spot sans rien, avec des super-vagues devant toi. Surfeur, tu peux regretter ta planche, mais si tu sais bodysurfer, alors tu n’as pas tout perdu, parce qu’une fois à l’eau… tu vas tout retrouver. Faire le dauphin en bodysurf, se laisser happer sous l’eau par l’aspiration de la vague, est une expérience extraordinaire, c’est plus qu’une sensation de glisse. Tu sens ton corps enveloppé soudainement dans une force qui l’emporte, le propulse avec une accélération rieuse. Le mouvement de la vie est rieur, même s’il est souvent déséquilibrant par ailleurs. Ce n’est pas pour rien  que les dauphins s’amusent ainsi à pourchasser la vague sous son déferlement… »

 

 

This song of Carlos Santana sums up the feeling about bodysurfing here I leave the lyrics…

 

BODYSURFING

(Music/ Lyrics: Carlos Santana Alexander J. Ligertwood)


Took a walk, down by the ocean
I was alone, nothing on my mind
As I stood there, I saw the devotion
That the surf had with the shore
Suddenly
I
felt this emotion, of the sea
Pulling me

CHORUS:
Big Kahuna, tide was high
I began bodysurfing for my life

Ecstasy, sky and the sea
Embracing me
Golden sun on my face
Giving life to me

Unafraid I let go
Trusting in the deep blue sea
We became one with each other
Watching the tide as it drifts away

CHORUS

I spoke to me daddy
Said to me, son
You got to go find a job
And bring some money into the family
For your mommy and me

I say, Daddy, me want to go to the seashore
And bodysurf all day long
Me no wanna work
Me wanna play
Me wanna bodysurf all day
Me told him
Me wanna go bodysurfing
Me tell him
Me tell him
No, me wanna go

Thank you Carlos for this song.

 

Source : http://bodysurf64.free.fr/BODYSURF_POURQUOI.html

 

 

KAHA NALU de Antonin LORAN

 

L’écrit chante la mémoire D’une observation fragmentée. Narration d’une transmutation avancée, Programmation d’un art d’agir, Aux inouïes saveurs de félicité.

Expérimentateur par nature, Le Kaha Nalu renouvelle mon devenir, Il reconstruit ma réalité.

Glisser dans l’océan Y rencontrer la puissance dure De ses vagues pures, Est un « apprenti-sage » intime Qui m’exalte et me terrorise.

Sans expérience, Face à la vigueur de cette immense présence Je suis un têtard ensommeillé… C’est peu dire. Pourtant vibre ce désir, Ce tremblement permanent, Cette émotion énorme, Cette ignorance à dépasser Qui m’incite à naître À l’onde océane.

À y renaître, encore et encore, Dans l’inspire et l’expire de cette ardeur Qui m’appelle et me susurre : « Confiance, courage, amour !»

Sur la frange du rivage Les pieds campés dans la mousse, Je lui répond : Tu es une beauté autant qu’un monstre, Une caresse autant qu’une rafale meurtrière.

Aller au line-up, Dans le tumulte des flots capricieux, Plonger sous la barre Avec l’unique passion, L’envie de s’y retrouver, De s’y rencontrer : Sur ce tarmac liquide des envols mythiques… Quelle baptême, quelle intronisation ! Et seul…

Tous les néophytes, sur toutes les mers, un jour, Aussi seuls, Ont traversé cette initiation. Ont vécu ce moment où tout bascule. Ils ont entendu le mot, vu le geste, reçu le sourire, capté la pensée Qui les a stimulé, les a guidé, là bas, Au loin, où la houle devient vague à chevaucher… Où l’âme vogue échevelée.

Alors, par une belle journée de printemps, En compagnie d’un ami, Guidés par un besoin pressant d’océan, Nous sommes allés marcher Dans cet ailleurs d’argent étincelant, Cette longue solitude sableuse, Cette côte des Landes Où planait un aigle, un signe, un présage.

Palmes à la main, J’observais l’Atlantique rugissant Tranquille dans son jusant, A la recherche de baïnes, courants et spots potentiels… Entraînement à la lecture marine minutieux… Mes yeux s’ouvrant peu à peu, L’esprit commençait à comprendre.

En vrai adepte s’éveillant aux mystères aquatiques Je montrais à l’ami l’étendue de ma découverte. Soudain, une vision : Une belle vague se répète en séries régulières… Un spot ! J’en étais sur !

Et, ô miracle, juste en face, sur la dune, Des poteaux improvisés, Discrets signaux D’une tribu de riders. Un totem dressé au vent Exhibait une palme de bodysurfeur ! Belle récompense pour l’apprenti De la première heure. Merci aigle, Glisseur des airs, Escorte singulière, Guide de l’amitié.

Sur ce spot sauvage, enchanteur, Où rien, Aucun frimeur, Aucun danger ne pouvait m’arrêter, Là, intégralement nu, Face à l’amical bouillonnement incessant, Je me jette, Je tente, J’essaye d’embrasser ces rouleaux frénétiques, de les courir… J’en suis encore loin, très loin.

Mais l’intention crée. Le secret c’est le cœur. Elle me porte, Quand même un peu, Cette Atlantique hypnotique, Douce, tendre, lente, patiente et complice. L’exploit n’est pas spectaculaire.

Là, quelque part, sur ce spot discret, J’ai lâché prise avec la peur. La victoire naît d’un rêve créateur, Du courage et de la passion, Expression de la force vitale. Mystère essentiel qui émane de l’amour, La victoire est guidée de l’intérieur Tout autant que d’ailleurs. Par nos éclaireurs secrets Cachés Comme ces merveilleuses plages ignorées…

Glisser sur l’océan n’est pas que défi ou bravoure. Bien que cela le soit. C’est une rencontre intime avec soi. Un processus intense, Une régénération, Une « rêvolution » Un rêve d’évolution… Une conquête intérieure de douceur, L’expansion du domaine de la paix !

C’est une leçon qu’offre la Vie. La danse avec les flots Est pure magie, Relation muette Où les humains redeviennent dauphins !

 

Autres poèmes de Antonin LORAN

 

Sur la Vie

A água é imensa,
É a massa océana …
Aux longues cordes énergétiques
Tendues, détendues
Ordonnées, chaotiques
Caresses qui malaxent
Le corps de chair.
Il flotte et virevolte
Dans sa nasse de lumière,
Ondoyant rayonnant,
Glissant avec amour sur la Vie
Au cœur de l’énorme sablière
Qui s’égraine
Dans l’écume joyeuse.
Et là-bas, au large,
À travers la houle
Un appel vibre !
C’est l’esprit du guide,
Du dauphin.

 

Aquilon

Long, vaste souffle,
Expire – inspire
Entre terre
Et atmosphère

Propulsion
Bourrasque
Pulsation
Qui s’enchevêtre
Aux broussailles
Et feuillages.

Tu bats l’écume
En meringue.

Aux temps
De douceur
Où l’alizé d’été
Caresse
La Biscaye,
La mer océane
Se lève
Et se soulève.

La houle lointaine
Glisse,
S’ourlant de lèvres
Pâles
Tumultueuses
Toutes amoureuses.

Par rafales
Le souffle
Du monde
Emporte
Des tourbillons
D’embruns
Salés, iodés.

Quand de la terre
Vient l’étreinte
De la brise
Roulant
Sur les ondes,
Surgissent
Des lames de rêve.

Sur la frange
De toute les absences,
En bordure
De toutes les peurs,
De toutes les issues…
Sur ce si long rivage
Si belle immensité solitaire
Bombardée de torpeur
D’écrasement solaire…

Là, se tiennent
Face à la démesure
Du large
Des cavaliers
Sans montures,
Enfants d’Apollon
Et des cétacés.

Les rafales éoliennes,
Vertigineuses,
Démesurées,
Lèvent de ces vagues
Où glissent
Sans peur
Tremblants de bonheur
Les baroudeurs
Des abysses
Bouillonnants.

Aquilon,
Quand il ne fait pas un caprice,
Propulse
Sous son souffle,
Le prodigieux soulèvement
Des flots tumultueux.
Malaxant
Les surfeurs
Nus,
Sans planches de salut,
Insouciants.

L’océan
Sans cesse
Brasse et embrasse
Dans les rouleaux,
Ces glisseurs
Qui glissent
Ondulants
Sous l’écume.
Fonceurs
Téméraires
Et jouisseurs,
Emportés
Par la force
De l’ardeur.

 

Shore Break

Dans le shore break
Enroulé lessivé sablé
Avec le goût de choux
Du spot de Lespécier…
Tiré attiré aspiré
Par le ressac, première frayeur !
Courage et puissance jaillissent
L’esprit du guide invisible
M’accompagne.
Baptême océanique :
Entrée dans la légende.

 

Antonin LORAN

merci à toi

 

 

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Une réponse à “Bodysurf philosophie”

  1. 28 03 2010
    sprawl (22:08:07) :

    I would appreciate more visual materials, to make your blog more attractive, but your writing style really compensates it. But there is always place for improvement

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