L’océan, l’âme, l’esprit : Sea, Sex & Sun?

31032010

 

 


Tu connais le slogan de la surf culture, les trois S : See Sex and Sun. C’est sûr… Tu l’as certainement déjà mis en pratique. Si tu es un bodysurfeur ou un surfeur, tu connais l’autre formule : See Soul and Spirit… Car tu l’as déjà adoptée.

Antonin Loran
Antonin Loran
© DR

À écouter ce que disent et partagent à travers le monde les pratiquant(e)s du surf à propos de leur art et de leur style de vie, de leur manière de penser et d’agir, cela peut se résumer à ces trois mots : l’océan, l’âme et l’esprit. Les adeptes du surf se rejoignent dans une communion intemporelle avec l’océan, la nature et le plaisir de vivre. Surfer est un moyen de se connecter à des énergies qui lavent l’âme et l’esprit de l’anxiété et des tensions. Cette relation est au coeur même de l’expérience du surf. Cette connexion fait prendre conscience à l’Être, globalement et souvent confusément, de son interdépendance avec la nature immense et inconnaissable de la Vie.

Une quête de l’absolu

C’est une mystérieuse fascination qui en entraîne beaucoup à se consacrer au surf. Pour y parvenir nombreux sont celles et ceux qui se détachent des repères conventionnels de leur éducation, des consensus de leur culture sociale, des concepts traditionnels liés à la carrière professionnelle et aux relations. Et ça en pousse certain(e)s à dépasser toutes les bornes, mêmes celles de leur propre santé, à partir faire le tour de tous les plus beaux spots du monde. Dix ou quinze ans plus tard, leur ancien entourage les voit émerger, burinés et seuls, avec, quelquefois, « seulement » des souvenirs de grandes vagues et de bons moments. Et les jugements réprobateurs ne sont alors pas rares… Qui y-a-t-il de mal à cela ? Rien d’autre que le courage grandiose d’une quête de l’absolu qui les tente, au risque de leur vie, à se ruer sur des précipices de cristal liquide, dans les entrailles d’immenses haches-viande, au coeur du fracas de la solitude totale.

Bien sûr il y a l’industrie du surf qui tente certain(e)s à recevoir des éloges, à afficher leurs victoires sur les pages des magazines, à tester leur pouvoir de vaincre en faisant de la compétition. C’est leur propre voie d’apprenti sage. Cela ne représente qu’une toute petite proportion des coureurs d’écume. Et puis, un jour, ces champions parviennent au bout de la vague du succès médiatique. Par delà cette noble expérience d’une carrière sportive glorieuse ils poursuivent l’aventure, l’exploration, la découverte de ce qu’ils sont véritablement eux-mêmes, profondément, en âme et conscience. Aujourd’hui certains ont leur propre surf camp où ils transmettent leurs connaissances, rayonnant d’une aura de beauté, de plénitude, de sérénité.

Majoritairement, celles et ceux qui courent les vagues n’ont pas besoin d’une équipe ou d’entrer en concurrence pour tester leur courage et dépasser leurs limites. Finalement, dans l’univers du surf réel il n’y a simplement que glisser d’une façon envisageable sur les masses mouvantes et inégales d’un terrain de jeu imprévisible. L’océan est une entité vivante insensible à l’orgueil, que nous ne vaincrons jamais, et qui est prêt à nous avaler tout cru pour ensuite nous éjecter en lambeaux sur le sable. Et, le plus extraordinaire, c’est aussi ça qui en fait dormir beaucoup sur la plage pour se lever à l’aube dans le froid, et respirer la bonne brise fractionnant idéalement la houle pâteuse de la nuit qui se transforme en vives lèvres amoureuses, avenantes pour des corps pleins d’ardeur.

Le mystère du surf

Mais sait-on vraiment pourquoi nous surfons ? C’est ce qui rend si grand le mystère du surf, comme une romance d’adolescence, qui chaque été attire en masse de nouveaux soupirants. Certains s’y mettent une saison, puis retournent se fondre dans la normalité, insatisfaits ou apeurés par l’exigence énorme de cet idéal élevé, son mode de vie et son image médiatique galvaudée. Sur cette vastitude aquatique insondable, l’expérience, aussi assuré qu’elle puisse rendre un humain, n’en reste pas moins dangereuse…

Cependant d’autres s’y engagent corps et âme l’adoptant comme voie d’accomplissement. Ils sont de ceux qui peuvent dire : « Nous sommes les plus chanceux ! » Ils voient le surf comme un viatique pour une contrée à laquelle seuls les bienheureux peuvent accéder. Un lieu où les défis physiques et spirituels les empêchent de prendre la fuite face aux contradictions existentielles. Ils le vivent aussi comme un espace humain tans-générationnel où les uns et les autres peuvent comprendre leur passion de vivre si intensément, dans une quête permanente de l’équilibre et de l’harmonie.

L’équilibre esprit-corps

L’image de la surf attitude c’est un équilibre instable. Celui que l’âme ressent saisie dans le mouvement fulgurant de la vague et que le corps capte instantanément. Cette surf attitude là relève de l’inspiration artistique. C’est une danse en symbiose avec la houle vivante. Cet équilibre dynamique, dans la continuité des quatre dimensions, déclenche l’état unifié d’une transe. Pour une multitude de surfeurs à travers le monde c’est l’expérience d’une illumination directe de leur unité avec l’univers. On retrouve la description de cet état d’équilibre dans de nombreuses traditions. Comme le Tao avec le Yin Yang qui symbolise une vague.

Du point de vue de la synchronicité de la psyché et du corps, le subconscient du surfeur répond parfaitement à son intention consciente en faisant appel à des ressources physiologiques et chimiques, hormonales, qui suscitent la transmission d’informations participant à l’équilibre des émotions et à la coordination des fonctions physiques et intellectuelles. C’est le résultat d’un entrainement mental et sportif. Exactement ce à quoi conduit le Yoga et autres méditations orientales avec des objectifs concrets différents. Aujourd’hui, ces pratiques, le Yoga surtout, sont enseignées dans la formation du surfeur du fait que l’état psychique d’un individu détermine tous les aspects de sa vie.

Le surf intérieur : un apprentissage permanent

L’acquisition d’une maîtrise mentale permet au surfeur de ne pas être complètement emporté et dépassé par les forces à l’oeuvre qu’il rencontre dans sa pratique. Car à chaque sentiment ou humeur correspond son contraire, et cet antagonisme inhibiteur interfère avec le mouvement de nos émotions, de la même manière qu’une vague durant son parcours jusqu’au bord peut tanguer parmi des énergies opposées et complémentaires. D’un point de vue subjectif, celui des émotions à un moment donné, l’état ressenti par la conscience reste provisoire tout comme la perspective qui s’ouvre à elle tandis qu’elle est ballotée par tous ces sentiments complexes. L’état de grâce ou d’illumination en surf n’apparaissent pas comme le fait d’une technique spécifique, mais résultent d’une combinaison d’intuitions, d’un dosage particulier des réflexes : d’un équilibre holistique de l’âme et du corps. Les techniques de bodysurf et de boardsurf ont pour finalité le maintien d’une eurythmie constante dans laquelle une variation mal inspirée du corps dans une direction est compensée par la fluctuation constante de l’océan qui ramène le surfeur à l’équilibre. Ce qui l’incite à gouverner selon une trajectoire optimum et instinctive à travers des conditions changeantes, grâce à l’objectif de maintenir son cap et à son désir de vivre. Et cela dans un dialogue intérieur permanent et mystérieux avec les éléments, qui l’invite à percevoir la présence dans la nature, comme dans l’existence, d’une causalité avec laquelle il est toujours possible de s’harmoniser. C’est en ça que le surf est aussi un réel « surf intérieur ». Celui de la souplesse et de la fluidité, du « vivre dans l’instant », l’esprit serein fondu dans la vague, tendu de confiance vers le but qui nous anime.

Pour le débutant c’est souvent ingrat… La tête fréquemment pleine de merveilleux rêves et d’idéales sessions de surf, il se sent appelé par un désir de liberté et d’aventures… L’apprentissage d’un art demande de l’entrainement, de la passion, et de la constance. La confiance et la maîtrise viennent avec la répétition. Affronter les grosses vagues n’est pas nécessaire pour ressentir la plénitude. Chacun en dépassant ses propres limites, étape par étape, ressentira l’état de grâce. C’est mon vécu de néophyte.

Surf attitude…

Notre civilisation est entrée dans une renaissance intellectuelle et spirituelle globale. En cours d’épanouissement sur la planète, la diaspora du surf mondial s’y inscrit comme un courant informel relié à la culture de la protection de la nature. Par leur vénération de l’océan, les surfeurs développent, plus ou moins consciemment, un culte aquatique avec ses pratiques sensuelles spécifiques et ses expériences correspondantes, desquelles partent des chemins conduisant à une foi en l’univers comme puissance sacrée de transformation et de guérison. Ils partagent les mêmes bienfaits en aimant viscéralement leur terrain de jeu, cet océan qu’ils craignent, respectent et honorent comme une force naturelle si puissante que cela exige qu’ils deviennent des athlètes.

Un jeune coach éveillé spirituellement et qui a l’expérience du surf extrême, me demandait comment aider les surfeurs à utiliser dans leur vie de tous les jours leurs expériences, à y transposer leurs capacités à surfer avec aisance. Comment leur permettre d’être des athlètes accomplis du bonheur, des êtres vivants conscients et maîtres de leur vie ? Aujourd’hui c’est vraiment la question essentielle du surf.

Pour surfer naturellement la vague réelle, ou métaphorique, de l’existence, l’intention originelle détermine le bonheur d’être dans le moment présent. C’est une connexion amoureuse en nous-mêmes, au monde, au vivant. Les joies du surf et de la vie viennent en se mettant au diapason de l’environnement naturel et du monde invisible. C’est la base de l’apprentissage. La maîtrise n’exerce pas de contrôle. L’harmonie non plus.

Pour nous accomplir pleinement comme athlètes du bonheur, vivons en intégrité avec notre vocation la plus profonde, et ceux qui nous entourent en récolteront des bénéfices. Laissons spontanément l’essence de notre âme de surfeur imprégner notre quotidien pour que jaillissent dans nos yeux les étincelles de la félicité et de la mélodie du bonheur. Vibrons de cette bienveillance qui pousse à prendre soin de soi, des uns et des autres, de notre planète, et nous contaminerons tout notre entourage. C’est peut-être cela la bonne surf attitude, une base durable pour vivre en continuant de grandir, de générer du plaisir, et de nous épanouir…

Les surfeurs de l’âme

L’océan avec le mouvement des marées représente, symboliquement, l’homme en évolution. On y apprend beaucoup sur soi-même. Une seule fois suffit pour réaliser que l’humain n’est pas invincible. Comme lorsqu’on est écrasé dans un shore break, perdant le contrôle, piégé, impuissant sous les flots déchainés. Nul part durant d’infinies secondes… C’est très long. Le vaste océan est une école qui fait naître le respect et l’humilité pour la vie elle-même. Les risques de la nature et les dangers inhérents au surf favorisent des prises de consciences qui sont de vraies expériences mystiques. Pour certains c’est difficile à exprimer, mais quand ils sont au line-up, extrêmement concentrés, comme s’il n’y avait rien d’autre au monde qu’eux et l’océan, là, dans leur intense méditation, ils sont des surfeurs de l’âme !

Être surfeur de l’âme, c’est prendre conscience qu’il y a des façons d’être et de vivre que nous ignorons quelle que soit notre origine, notre religion, notre éducation, notre philosophie. Pratiquer ce style de vie nous le révèle, nous aide à l’intégrer. Même si nous ne croyons pas en un dieu, nous sommes nombreux à trouver notre propre spiritualité, immergés dans la solitude de spots secrets, déserts, face à la nature, à l’océan, ce sanctuaire vide de distractions futiles, loin des pressions sociales de la terre ferme.

Nombreux sont ceux qui reviennent de session ressourcés par l’esprit d’Aloha. L’amour, cette énergie essentielle de la vie, souffle de la force vitale et de la créativité qui génère l’abondance, la joie, la sérénité… Et s’exprime dans l’amitié, ce cadeau parfait de la vie qui nourrit l’âme de la surf culture… Tout ce qui nous fait rayonner de plénitude après une bonne journée de surf… Tout ce que nous pouvons offrir au monde.

Antonin Loran. (VISITEZ SON PROFIL)

Source de l’article : LIEN

 

Voici le livre qu’il a commencé à traduire en français.

 

Secrets of a Kahuna Bodysurfer : A Spiritual Adventure Guide – Lani E. Lowell,

 

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 Source : cliquez sur la photo

l’auteur, est un bodysurfeur d’Hawaii qui nage avec les dauphins. Scénariste, psychothérapeute et romancier il nous invite avec ce livre à découvrir la véritable nature du bodysurf. Si ce sport de l’extrême exige d’en posséder une maîtrise technique sans faille associée à une excellente forme physique, il peut ouvrir dans l’esprit de ses pratiquants un éveil spirituel et magique qui les conduira à une forme d’auto-psychothérapie et à des prises de conscience métaphysiques qui transformeront leur existence au-delà des vagues et de la plage. A offrir et à faire lire à tous les bodysurfeurs et surfeurs (anglophones).

Lien vers le site où l’acheter (pas cher) : http://www.lulu.com/product/…

Contact : antoninloran@gmail.com

 

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 Source : cliquez sur la photo

SUR LA VIE

A água é imensa. É a massa océana … Aux longues cordes énergétiques tendues détendues, ordonnées, chaotiques. Caresses qui malaxent le corps de chair. Il flotte et virevolte dans sa nasse de lumière, ondoyant, rayonnant, glissant avec amour sur la Vie au cœur de l’énorme sablière qui s’égraine dans l’écume joyeuse. Et là-bas, au large, à travers la houle un appel vibre! C’est l’esprit du guide, du dauphin.

 

Visitez son site ! (cliquez)

 

 

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Sea, sex and bodysurf

16032010

 

 SEA, SEX et BODYSURF

 

LES VACANCES, LA CHALEUR, LA PLAGE, LES CORPS DÉNUDÉS DES BODYSURFEURS SORTANT DE L’EAU… L’ATMOSPHÈRE EST PROPICE AUX NOUVELLES RENCONTRES PENDANT L’ÉTÉ SUR LA CÔTE.

Source (cliquer sur le mot)

 

 Est ce après une session de bodysurf ? PHOTO CHOC !

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Sources photos : cliquez sur celles-ci

 

 

Faire l’amour…

 

http://www.dailymotion.com/video/x5tn6j

 

 

 

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Sondage : Attentes Amoureuses et Pratiques Sexuelles Féminines

 

Vendredi 22 janvier 2010

 

Voici un sondage très intéressant réalisé en ligne par Harris Interactive pour le magazine Top Santé du 5 au 10 novembre 2009 sur la perception, les attentes et les pratiques des femmes dans une relation amoureuse :

Premier constat : l’amour ne suffit pas toujours pour faire durer un couple… Les ingrédients pour la longévité sont avant tout : la confiance (55%) et la complicité (51%). L’amour vient seulement en troisième position (49%).

« Qui se ressemble s’assemble… » : l’ouverture à la « différence » entre partenaires n’est pas si évidente… Les « jeunes » semblent plus ouvertes à la diversité : plus nombreuses à pouvoir envisager de vivre avec un partenaire aux origines sociales (82% vs. 66% pour les Françaises en général), culturelles (77% vs. 57%) ou ethniques (73% vs. 55%) différentes.

L’Amour rime dans l’idéal avec toujours, pourtant la séparation reste parfaitement envisageable. Pour plus de 2 femmes sur 3 (67%), l’amour, dans l’absolu, dure toute la vie. Pourtant, 73% d’entre elles envisagent la séparation en cas de crise, 59% estiment que la séparation pourrait bien leur arriver. Parmi les femmes en couple actuellement : 3 sur 10 (32%) pensent que leur propre couple ne durera pas toute la vie. Les femmes en couple semblent plus sereines et plus positives vis-à-vis de la vie à 2. Alors que les femmes célibataires apparaissent un peu plus pessimistes par rapport à la vie de couple en général et surtout sa longévité : 85% d’entre elles pensent qu’il pourrait leur arriver de se séparer (contre 48% des femmes en couple).

La rencontre avec le partenaire. Selon les femmes interrogées, les 3 meilleurs moyens de rencontrer quelqu’un sont : le hasard = 27% , les amis = 23%, les activités personnelles = 20%. En revanche, la réalité est tout autre puisque 26% des femmes ont rencontré leur partenaire par l’intermédiaire d’amis, 14% dans leur milieu professionnel et 13% seulement grâce au hasard.

Source et Méthodologie :

Ce sondage a été réalisé en ligne par Harris Interactive pour le magazine Top Santé du 5 au 10 novembre 2009, auprès d’un échantillon de 1000 femmes représentatives de la population française, âgées de 15 ans et plus. Les répondants ont été sélectionnés au sein de l’Access panel de Harris Interactive et gérés par quotas et redressements sur les critères d’âge, de région, et de catégorie socioprofessionnelle.

 

Source : http://blog.surf-prevention.com/surf/sea-sex-and-surf

 

 

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VOIR AUSSI :

 

 SEA (Wikipédia)

SEX (Wikipédia)

BODYSURF (Wikipédia)

 

 

 

 

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